Un enfant qui est accueilli dans
le monde est en émerveillement devant les richesses insoupçonnées qu’il
découvre et qui le fascinent. Il se projette spontanément, en toute confiance
dans ce nouveau monde, dans la mesure où il vit ses premières années avec des
adultes bienveillants. L’enfant cueille avec bonheur l’instant présent sans le
souci ni du passé, ni de l’avenir. Cependant, en grandissant, en faisant l’expérience
de la vie, il commence à réfléchir, à se questionner et à exercer son esprit
critique. Il commence à réaliser que notre monde n’est pas si idéal ni aussi
bienveillant qu’il le croyait. En principe les questions qu’il se pose sur le
monde, le renvoient aussi à des questions sur lui-même : qui suis-je ?
Le temps a aussi imprimé en lui sa flèche : la vie surgit du passé pour se
projeter dans l’avenir. Elle est porteuse d’un sens qui la transcende.
S’il choisi de poursuivre la quête
de lui-même, en évitant de se perdre dans une aventure extérieure illusoire
vers la richesse financière, la gloire, la puissance du pouvoir (ou du sexe),
alors il y a de fortes chances pour qu’il finisse par trouver ce qu’il y a en lui de
plus intime que lui même, à savoir, la présence divine. À quel âge peut se
produire cette rencontre inattendue ? Dans quelles circonstances ?
Avec quelle intensité ? C’est différent pour chacun d’entre nous et cela
peut aussi ne jamais se produire.
Il y a également des gens qui ont
toujours été malheureux et qui rencontrent Dieu en dépit de leur misère, et d’autres
qui ont connu l’insouciance des années de bonheur et qui s’effondrent quand les
difficultés un peu importantes surviennent sans savoir se repentir de leurs
égarements passés et surmonter leur vanité.
