J'avais préparé le texte suivant pour ce week-end, quand j'ai reçu la prière de Saint François d'Assise de la part de Thérèse. Cette prière faisait étonnamment écho au texte ci-dessous que j'avais déjà rédigé.
Pour que vous puissiez vous imprégner de la beauté de la prière du matin "Dans le silence de ce jour naissant...", j'ai décalé légèrement la publication de cet article.
Nous croyons en Jésus Christ, nous appartenons donc à son Église. Dans cette Église romaine, beaucoup d’entre nous ont rencontré au moins une fois un prêtre formidable (je cite quelques noms apparus sur ce blog : le père Georges Vandenbeusch, le père Michel Kobik, le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ainsi que beaucoup d’autres) qui incarne véritablement l’idée que l’on se fait du Christ d’après les Évangiles. Mais un certain nombre d’entre nous ont aussi vécu des expériences malheureuses, au contact de certains membres indélicats de cette Église. Quelle déception alors, tout le monde n’a pas la même lecture des Évangiles, et on peut aboutir à une interprétation contradictoire qui jette un trouble sur le caractère universel de l’Église. Le concept de bien ou d’amour serait-il relatif aux personnes et non pas en rapport avec l’absolu de Dieu ? C’est plutôt affligeant. Que faire ?
Pour que vous puissiez vous imprégner de la beauté de la prière du matin "Dans le silence de ce jour naissant...", j'ai décalé légèrement la publication de cet article.
Nous croyons en Jésus Christ, nous appartenons donc à son Église. Dans cette Église romaine, beaucoup d’entre nous ont rencontré au moins une fois un prêtre formidable (je cite quelques noms apparus sur ce blog : le père Georges Vandenbeusch, le père Michel Kobik, le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ainsi que beaucoup d’autres) qui incarne véritablement l’idée que l’on se fait du Christ d’après les Évangiles. Mais un certain nombre d’entre nous ont aussi vécu des expériences malheureuses, au contact de certains membres indélicats de cette Église. Quelle déception alors, tout le monde n’a pas la même lecture des Évangiles, et on peut aboutir à une interprétation contradictoire qui jette un trouble sur le caractère universel de l’Église. Le concept de bien ou d’amour serait-il relatif aux personnes et non pas en rapport avec l’absolu de Dieu ? C’est plutôt affligeant. Que faire ?
Option 1) Claquer la porte ? S’isoler en ermite ? Aller voir
ailleurs et entrer en dissidence ? C’est éventuellement prendre un risque
inconsidéré d’agnosticisme ou d’athéisme.
Option 2) Rester quand même, résister et y travailler de l’intérieur
pour que ça change, pour miner peu à peu les pouvoirs pernicieux et triomphants
qui s’y sont établis librement sans rencontrer d’opposition ?
Agir de l’intérieur (en rejoignant une autre structure humaine
vraiment fraternelle), c’est encore agir pour le Christ, pour ne pas laisser le
champ libre pour que certains pervertissent en toute impunité le message
évangélique. Rester aussi, pour soutenir ceux qui consacrent encore toute leur
vie à Dieu, avec abnégation et par amour pour Dieu et de son prochain. Rester aussi
pour que ceux qui cherchent le Christ et qui frappent à la porte puissent
trouver l’accueil dont ils ont besoin.
Mais alors si on s’y engage, au service de qui est-t’on vraiment dans
cette Église ? Si la réponse vous est évidente, alors n’hésitez pas, obéissez
avec le zèle de votre foi. Si par contre vous suspectez servir quelques
intérêts intermédiaires entre vous et Dieu, alors prudence ! Essayez de
discerner, patientez et de contournez les obstacles, les ravins ou autres
abymes de déperdition. Vous avez le droit de prier plus et d’agir moins. Marie a pris une meilleure part que Marthe.
De toute façon vous savez bien qu’il
n’est pas possible de séparer le bon grain de l’ivraie avant la récolte.
Chacun croît et s’épanouit dans la terre où il a été planté, dans le champ de
l’Église et/ou du Monde. Il faut éviter de se laisser contaminer ou de s’infecter
par le tétanos ou la gangrène. Et surtout pour se prémunir des morsures et
piqures des reptiles et serpents venimeux, il faut se munir de son stock
d’antidotes. Nous ne sommes pas les moissonneurs de la récolte finale.
Emylia