Curieusement, je ne fonctionne
pas du tout de la même façon dans l’écriture de mes messages sur ce blog. Les
idées d’articles foisonnent. Les phrases, les mots, la structure se mettent en
place facilement sans que j’aie à les travailler longuement. J’ai vraiment
plaisir à sonder ma vie de l’intérieur avec l’écriture qui se matérialise en
encre noire sur les pages blanches. Parfois, je lis des phrases que je n’ai pas
l’impression d’avoir pensé en moi-même. Je les découvre en me relisant. Je n’en
reviens pas de cette autre forme d’écriture « automatique » que je ne
me connaissais pas avant.
J’ai comme l’impression que dans
le premier cas, le texte est strictement contrôlé par la raison critique alors
que dans le second cas, le texte me vient directement et librement du cœur comme
une Parole qui se livre. Dans le premier cas, j’ai besoin de courage, de
persévérance et je dois faire des efforts, alors que dans le second cas, j’éprouve
un réel plaisir à écrire et à découvrir ce qui s’écrit devant moi.
Assurément l’écriture de la Foi et
du cœur n’obéit pas aux mêmes lois que l’écriture de la raison. Suis-je
dépendante (accro) ? Évidemment car je sens bien que c’est ainsi que ma
Foi s’exprime et se développe, poussée par une nécessité intérieure mystérieuse.
Devrais-je pour autant me sevrer de cette activité, par méfiance à toute forme
d’addiction ? Et vous renonceriez vous à la Foi sous prétexte d’être dépendant
du Christ ?
Bien sûr, j’admets qu’il y ait bien
d’autres façons d’exprimer sa Foi. D’autres personnes sauront remarquablement s’exprimer
oralement sous la forme d’un dialogue
vivifiant, sous la forme de prêches ou de conférences, sous la forme d’un
enseignement de catéchèse, sous la forme d’un engagement fraternel solidaire,
sous la forme d’activités pieuses ou de contemplation priantes.
L’essentiel est cependant d’exprimer
humblement sa Foi sans prosélytisme provocateur. Elle nous a été donnée dans
notre intérêt, certes gratuitement, mais aussi pour qu’elle soit communicative.
Emylia
Emylia