Je reprends ici mon commentaire à l'article sur l’Ornithorynque de Christiane Rancé sur son blog. Le thème est le suivant : Comment ne pas croire devant l'émerveillement que suscite la nature ?
Chère Christiane,
Moi aussi, je suis fascinée par les prouesses de la
nature depuis toujours. Ma curiosité insatiable m’a conduite à étudier
professionnellement les mystères de la matière et du cosmos. J’ai toujours été
fascinée de voir à quel point la nature se laissait décrire par le langage des
mathématiques, production unique de l’intelligence humaine. Si nous sommes
parvenus à la décrire de façon appropriée, pourtant la vérité ultime se dérobe
toujours devant notre accumulation de connaissances scientifiques
expérimentales. Pour ne citer que le monde inerte, de l’infiniment petit, à
l’infiniment grand, de l’infiniment harmonieux à l’infiniment chaotique, j’éprouve
un grand vertige « pascalien » devant ces 95% de substance invisible (70%
d’énergie noire et 25% de matière noire) pour seulement 5% de la substance de
la matière ordinaire visible dont notre chair est constituée, qui emplissent tout
notre univers. Mais le plus étonnant, c’est que sur un petit caillou mouillé de
l’univers, notre chère Terre, la vie ait pris naissance dans un environnement
hostile, il y a entre 1 à 2 milliards d’années. Le foisonnement de toutes formes
de vie à la recherche de la complexité et de la perfection est encore plus étonnant.
Et n’oublions pas aussi la genèse de la conscience de soi, de l’intelligence et
de l’amour en cet être exceptionnel qu’est l’être humain.
Comment croire que seul le hasard aurait pu produire
notre monde étrange ? Comment ne pas croire qu’un éventuel créateur serait
aux commandes de cette mystérieuse évolution permanente qui s’exerce sur le
monde inerte comme sur le monde du vivant ? Comment croire que le monde
serait conduit uniquement par des processus aveugles et indifférents à l’homme,
sans finalité ? Comment croire qu’il n’y a pas de Pourquoi ?
Emylia