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Cathédrale Saint-Gatien
de Tours |
Il est curieux que ce titre "Résistance" me vienne à l'esprit en pleines festivités de fin d'année. Peut être est-ce par ce que
en cette fin d’année, le prêtre de notre paroisse nous exhorte de sourire et d’éprouver la joie et du bonheur. Et pourtant nous voilà plongés depuis des années dans une interminable
crise économique qui nous atteint parfois nous-même, nos proches en tout cas très
certainement nos prochains, en les menaçant de précarité. De plus, nous sommes
peut-être confrontés à de rudes épreuves telles que la maladie grave ou la mort.
Sans oublier cette omniprésence insupportable du cynisme généralisé qui plombe
le moral (et la morale).
Alors pourquoi rester optimiste
envers et contre tous, décréter l’espérance en dépit de la réalité vécue par
une majorité de personnes ?
Et bien parce que nous ne sommes
plus véritablement en temps de paix mais en temps confrontations. Si
il y a une guerre, elle ne se produit pas entre deux armées fortement aguerries,
bien identifiables et opposables. Mais il s’agit plutôt d’une guerre diffuse et
sournoise, d’exclusion contre les pauvres, contre les gens simples, humbles ou
différents, contre les personnes refusant les consignes d’une mondialisation
uniformatrice forcenée, contre tous ceux qui ne veulent ni ne peuvent s’adapter
à l’air du temps.
Comme l’acceptation de
l’injustice ne saurait être ni tolérable ni négociable, que la liberté du choix
du mode de vie de chacun doit être respecté, alors il faut rentrer en
résistance.
Je repense à Jésus qui ne
supportait pas la marchandisation de la religion par les Saducéens,
l’hypocrisie des Pharisiens qui entendaient dicter à tous, le comportement
extérieur artificiel qu’ils jugeaient convenable. Jésus enseignait avec
insistance que la seule attitude religieuse valable reposait avant tout sur une
disposition essentiellement intérieure d’amour et de bienveillance pour son
prochain. Cette attitude devait être complétée par des actes en cohérence avec
la disposition intérieure. On sait ce que l’intransigeance de Jésus sur ces
questions face aux puissances de son époque lui a couté.
De nos jours, le pape François ne
mâche pas ses mots en signifiant haut et fort au Monde ses graves
dysfonctionnements. N’ayons plus peur ! Arrêtons nous de nous taire et
aidons le pape à accomplir sa mission de restaurer l’espérance pour tous les exclus
de ce Monde.
Nos seules armes sont la Parole, la
Joie, l’Espérance et l’Amour combinées à la patience indéfectible. À nous de
jouer pour devenir des Chrétiens véritablement engagés. Nous montrerons aux
puissants que nous sommes nombreux à revendiquer l’Esprit des Évangiles contre
les tendances mortifères à l’égoïsme et l’individualisme. Les murailles de
Jéricho peuvent finir par s’effondrer. Nous ne sommes pas seuls à l’œuvre. Il
suffit d’y croire et d’avoir la Foi.
Je vous souhaite une excellente
année 2014 de résistance positive, d’espérance et d’amour bienveillant.
Pour nous y aider, je poste sur ce blog l'un des chants de musique sacré que j'ai découvert qui m'a enthousiasmé cette année passée (voir la page sur les morceaux choisis).