Ce qui importe, c'est la foi agissant par amour. (Ga 5,6)
La langue française est très
riche et pour exprimer une chose, une idée, un concept, un grand nombre de mots
synonymes sont disponibles. Pourtant s’il est un mot dont l’utilisation
multiple en toute situation en galvaude le sens, c’est bien le mot Amour. Il y
a tellement de types d’amours différents, parfois totalement incompatibles,
voire contradictoires.
Alors comment expliquer et comprendre
la signification de l’expression « Amour de Dieu et Amour en Dieu »,
qui évoque une relation avec l’invisible. Faut-il vivre ou être dans une
situation particulière pour l’éprouver et le ressentir ?
Un philosophe chrétien (Guy Coq)
a écrit que le Créateur a mis au plus profond du cœur de l’être humain, le
désir fondamental et de le découvrir et de l’aimer. Cependant ce désir
essentiel est habituellement masqué par une multitude de désirs secondaires. Ce
n’est qu’au prix d’un travail personnel, en écartant peu à peu l’expression de
nos désirs factices, que l’on parvient à entendre l’appel intérieur, pour
révéler ce désir essentiel, et accueillir en toute reconnaissance, le don de la
Foi.
Mais quand cela se passe t’il
dans une vie ? Combien de temps faut-il attendre ?
Est-il nécessaire d’avoir
expérimenté l’expérience de l’amour humain ? Avoir connu le bonheur de
connaître l’amour maternel, paternel dans sa jeunesse ? Avoir expérimenté
la joie de l’amitié qui partage ? Avoir vécu la félicité de l’amour
conjugal solidaire et bienveillant dans le couple ? Et même si aucune de
ces conditions de l’amour humain n’est rencontrée, certains parviennent tout de
même à connaître Dieu ! Comment ce miracle s’explique t’il ?
Probablement ont-ils découvert cet
Amour divin au travers d’une rencontre d’un prochain habité intérieurement par
une bienveillance surnaturelle portée par la Foi. La Foi authentique et sincère
est-elle contagieuse ?
Alors bien-sûr il est très
profitable d’accompagner cette découverte de l’amour de Dieu, de la lecture des
Écritures Saintes, et plus particulièrement de celle des Évangiles. Cependant,
je ne saurais vraiment croire que seule une lecture intellectuelle, sans
expérience de la vie, révèle véritablement l’amour divin.
À moins que le miracle ne s’opère par l’intercession du
Christ, le Dieu vivant qui s’est incarné dans notre chair pour nous adresser à
chacun personnellement sa parole et qui continue d’agir par son esprit en nous,
les baptisés de son église-corps mystique.
Emylia